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Mode : quelles matières ont la pire empreinte écologique ?

Mode : quelles matières ont la pire empreinte écologique ?

La fast fashion propose des collections qui ne durent pas et qui sont destinées à être renouvelées rapidement, ce qui nuit grandement à l’environnement. Pour réduire les impacts environnementaux de la mode, les vêtements qui durent sont à privilégier. Mais il faut aussi reconnaître les matières qui ont la pire empreinte écologique et éviter de les acheter.

Nylon, acrylique, polyester… : les dérivés du pétrole

Nylon, acrylique, polyester

En parallèle : Existe-il du coton respectueux de l'environnement ?

Les matières dérivées du pétrole sont les premières à éviter, si vous voulez adopter une mode plus éthique, responsable et durable. La fabrication de ces matières, telles que le nylon, l’acrylique ou encore le polyester, nécessite beaucoup d’énergie et de produits chimiques.

La conception de ces matières est aussi très gourmande en eau et en pétrole. Les fabricants font également appel à des éléments chimiques potentiellement cancérigènes, comme du protoxyde d’azote ou encore de l’antimoine, pour les fabriquer.

A voir aussi : Les Avantages et les Inconvénients des Textiles Synthétiques

Enfin, sachez qu’à chaque lavage, ces matières libèrent des particules qui polluent l’eau.

Le coton non biologique : très gourmand en eau, en pesticides et en insecticides

Le coton non biologique

Le coton fait aussi partie des matières qui ont une très mauvaise empreinte écologique. Bien qu’il s’agisse d’une matière d’origine naturelle, le coton demeure nocif pour l’environnement, car les producteurs utilisent des pesticides et des fertilisants lors de sa culture.

Cette matière utilise 3 % de l’eau planétaire. À titre d’exemple, un t-shirt en coton nécessite dans les 3 000 à 8 000 L d’eau. La matière utilise aussi 16 % des pesticides et 25 % des insecticides de la planète. Sa fabrication nécessite parfois des additifs chimiques. Si vous voulez vraiment porter un vêtement en coton, choisissez ceux faits en coton bio.

La viscose : la troisième matière la plus polluante dans le monde du textile

La viscose

La viscose est la troisième matière la plus prisée par les fabricants de textiles. Mais c’est aussi la troisième matière à être très polluante. En fait, la viscose provient des végétaux, comme le hêtre, l’eucalyptus, le bambou, le chêne, etc. Il faut donc couper des arbres pour l’obtenir. Mais le problème, c’est que, parfois, il faut raser des forêts primaires pour avoir cette matière.

Il y a aussi sa production qui nuit à l’environnement. En réalité, le bois choisi doit être transformé en pâte. Pour réaliser ce processus, il faut le plonger dans un bain chimique. Il faut ensuite le filtrer et le travailler pour le transformer en fil. Il faut également savoir que la production de la viscose est très gourmande en eau et en énergie.

La laine : une des causes des désertifications

Plusieurs sols sont devenus déserts à cause de la production de la laine. Certes, cette matière est prélevée sur des moutons ou des chèvres, mais l’élevage de ces animaux en masse nuit aux pâturages.

Prenons par exemple les chèvres dont la laine est nécessaire pour la production du cachemire. La popularité de ce tissu a favorisé l’élevage en masse des chèvres. Le nombre de ces animaux est passé de 5 millions à 20 millions en 10 ans seulement (1999 à 2009) en Mongolie. Imaginez 20 millions de chèvres qui mangent de l’herbe chaque jour. C’est pour cette raison que la laine est devenue une menace pour l’environnement. Elle provoque la désertification du sol.

Outre ce problème, il y a les procédés de blanchiment et de teinture de la laine qui nécessitent parfois des produits chimiques très néfastes à l’environnement.

Le cuir : élégant, mais très polluant

Le cuir est l’une des matières les plus prisées dans l’industrie du luxe, alors que c’est l’une des matières les plus polluantes. Les animaux utilisés pour obtenir le cuir sont par exemple responsables de près de 14,5 % de l’émission de méthane mondiale. L’effet de serre du méthane est 20 fois plus élevé que celui du CO2.

À noter aussi que des millions d’animaux sont abattus chaque année pour la production du cuir, alors que certaines parties de leurs peaux ne sont pas exploitables.

Enfin, il y a le tannage qui est très nocif à l’environnement. Ce procédé chimique nécessaire à la fabrication du cuir utilise surtout du chrome qui est toxique pour l’environnement, mais aussi pour l’homme.

Concernant les faux cuirs, ils sont fabriqués avec du polyuréthane ou avec du PVC. Ces matières ne sont pas du tout écologiques.

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